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Communiqué Compte rendu

Rassemblement Justice pour Ibrahima : Bilan Médic

Ibarhima B. est décédé à l’hôpital après une arrestation à place du Nord, qu’il avait subie pour avoir filmé une intervention policière. Hier, un appel au rassemblement a rassemblé entre 1000 et 2000 près de la gare du Nord, à Bruxelles pour demander justice. Cinq Street-Medics y étaient présent·e·s, ainsi qu’aux émeutes qui l’ont suivi. Voici notre bilan:

• Un manifestant a subi des convulsions et un trauma crânien dû à plusieurs coups de matraques à l’arrière de la tête. Une ambulance a été nécessaire, il est toujours à l’hôpital.

• Un jeune garçon de 13 ans s’est fait abruptement et arbitrairement tabassé à la matraque par quatre policiers en civil. Des médics et quelques manifestant·e·s l’ont secouru, et ont su physiquement l’extirper de la police. Il était blessé au crâne, au visage, aux bras, aux mains et aux genoux. Plusieurs autres personnes, au moins une dizaine, ont été matraquées sans raison valable. Certaines étaient déjà maitrisées.

• Plusieurs fois, des FN 303 (notre équivalent belge au LBD) ont été utilisés à une relativement courte distance sur des manifestant·e·s non-armé·e·s. Ils ont également été utilisés contre des jeunes, parfois mineurs, à des fins de dissuasion.

• Lors des charges, des camions de police ont plusieurs fois foncés sans retenue dans les manifestant·e·s, pouvant au passage les blesser gravement. Celà s’est également produit avec une des trois autopompes sur place, qui sont encore plus dangereuses.

• Une trentaine de personnes présentes au rassemblement se sont fait gazer avec des gazeuses à main devant et dans le tunnel en face du commissariat.

• Des tirs de FN 303 et des coups de matraques ont plusieurs fois été effectués par des policier·e·s en civil sans brassard, ce qui, bien que de venu presque habituel, est bien sûr illégal.

• Un médic s’est fait violemment arrêter en fin de manifestation, sans raison apparente donnée. Il a été relâché ce matin après 9h00 de garde à vue sans n’avoir reçu ni à boire ni à manger, et sans avoir eu accès une seule fois à des sanitaires (tout comme la vingtaine de personnes qui étaient en cellule avec lui).

• Plusieurs personnes arrêtées ont été forcées à rester assises et menottées sur le sol mouillé pendant plusieurs heures dans le froid. Plusieurs personnes montraient des signes d’hypothermie modérée, cependant aucun n’a pu avoir recours à une assistance.

• Les mesures de sécurité pour la covid-19 étaient respectées dans la mesure du possible, que ça soit pendant le rassemblement ou les émeutes, à part quand la police a poussé les manifestant·e·s, les empêchant ainsi de respecter un minimum de distanciation physique. Durant les garde à vue, parfois jusqu’à 30 personnes étaient confinées ensemble dans une pièce fermée, pendant plusieurs heures.

Si vous avez été témoins ou victimes de la répression exercée lors de cette soirée, que vous avez des informations, des images, concernant des violences non-répertoriées ici, contactez-nous.

#JusticePourIbrahima #PasDeJusticePasDePaix